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07-02-2012 16:46

Tai chi chuan


Pratique très répandue en chine, le tai chi chuan séduit aussi beaucoup en Europe. Avec ses mouvements lents, associés à la respiration, c’est une méthode d’exercices corporels sans aucune violence et accessible à tout âge. Les médecins recommandent parfois cette gymnastique aux personnes âgées, car elle aide notamment à prévenir les chutes liées à la fragilité osseuse.

- Les principes de base

Dans ses principes, le tai chi chuan est lié à la médecine traditionnelle chinoise. Avec le ki gong, il se rattache aux techniques énergétiques chinoises, qui forment l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle (avec l’acupuncture, la diététique, la pharmacopée, traditionnelle et les massages tuina).
Le tai chi chuan est centré sur la circulation du qi, ou énergie vitale, et sur l’équilibre entre les deux pôles que sont le yin et le yang. C’est une gymnastique énergétique douce qui vise à équilibrer le corps et l’esprit par la pratique d’enchaînements lents et fluides, coordonnés avec la respiration.

- Un peu d’histoire

Le tai chi chuan (ou taijiquan) se traduit littéralement par « la boxe du faite suprême ». Son origine se confond avec la légende du moine taoïste Zhang Sanfeng, qui en avait inventé les postures de base, après avoir observé un combat entre une grue et un serpent. Il constata la supériorité de la souplesse, de la lenteur et des mouvements arrondis du serpent, sur les coups droits et saccadés de l’oiseau. D’autres origines possibles sont évoquées, notamment une forme de combat qui aurait été importé d’Inde au Ve siècle dans le monastère de Shaolin. Le tai chi chuan trouve probablement une de ses sources dans le taoïsme, la « voie de l’expérience directe et de la conscience présente ici et maintenant ».

D’abord conçu comme un art de combat, le tai chi chuan se transmet oralement, de façon plus ou moins secrète, entre le XIIIe et le XVIe siècle. Partir du XIXe siècle son enseignement se développe en Chine et évolue vers une expression plus douce. Il devient alors une méthode d’exercices salutaires pour la santé et la longévité. La pratique enseignée repose sur des enchaînements fluides de mouvements et de postures (jusqu’à 108 pour les plus complexes), codifiés dans divers styles. Ces différentes formes sont complétées par des exercices à deux (tuishou, ou « pousser avec les mains », et sanshou, ou « esquiver les mains.)



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