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07-02-2012 16:29

Ostéopathie


Bénéficiant désormais en France d’un cadre légal, l’ostéopathie diagnostique et soigne différents dysfonctionnements au moyen de manipulations. Même si les maux de dos sont l’un des premiers motifs de consultation en France, le champ d’intervention de cette thérapie est très vaste et va bien au-delà des troubles musculaires ou osseux.

- Principes de base

Ils ont été définis lors de la convention européenne d’ostéopathie à Bruxelles en 1987. Ses praticiens la considèrent comme un art, une science et une philosophie des soins de santé, fondés sur la connaissance approfondie du corps humain et des liens de mobilité qui unissent ses structures anatomiques. Trois principaux concepts guident la thérapeutique ostéopathique.
Le corps est envisagé dans son unité fonctionnelle. Le corps fonctionne comme un ensemble qui doit être équilibré notamment du point de vue de la mobilité de ses différentes parties les unes par rapport aux autres. Toute perturbation ou restriction d’une partie du corps se répercute sur l’ensemble de celui-ci. Pour cette raison, les ostéopathes interviennent sur des zones parfois éloignées de celles qui font souffrir leurs patients.
La structure gouverne la fonction. Selon les ostéopathes, la structure des organes et des tissus influence les fonctions de l’organisme. Les altérations de cette structure (tensions, blocages, déplacements…) sont la cause des troubles de santé et des dysfonctionnements du corps. En percevant ces modifications avec le bout des doigts, l’ostéopathe peut à la fois établir un diagnostic, traiter les problèmes, et restaurer les fonctions lésées.
Le corps à une capacité d’autoguérison. Selon les notions d’autoguérison, l’organisme a les capacités de corriger ses déséquilibres de manière autonome et de se maintenir en bonne santé. Les ostéopathes considèrent que, si le corps est bien irrigué, il n’y a ni congestion, ni accumulation de toxines, ni dégénérescence des cellules. Le rôle des vaisseaux sanguins est donc essentiel. L’ostéopathe cherche à assurer une bonne circulation sanguine en intervenant sur les éventuels blocages, soit de façon préventive, soit de façon curative. Les ajustements appropriés provoquent une autocorrection de l’organisme.

L’ostéopathie comprend plusieurs spécialités que l’on regroupe en trois grandes familles.
L’ostéopathie structurelle. Historique, elle correspond aux techniques fondées par Andrew Taylor Still. Elle identifie et traite les blocages articulaires et les tensions musculaires anormales qui sont sources de dysfonctionnements et de douleurs. Le praticien manipule ou mobilise les parties bloquées afin de soulager les zones perturbées et d’en rétablir l’équilibre.
L’ostéopathie viscérale. Elle s’intéresse aux organes internes (foie, poumons, estomac…) et aux membranes qui les entourent et les soutiennent. Elle s’appuie sur les mêmes principes que l’ostéopathie structurelle à savoir le diagnostic et la correction des dysfonctionnements par des manipulations appropriées. Celles- ci sont légères et vise à restaurer la mobilité des organes et la souplesse des membranes qui les recouvrent.
L’ostéopathie crânienne. Développé par William Garner Sutherland à partir de la mobilité infime des os du crâne, elle stipule qu’une main entraînée peut percevoir une pulsation inhérente à la vie dans tous les tissus du corps. L’ostéopathie crânienne permet à la fois de diagnostiquer et de corriger des dysfonctionnements de l’organisme. L’ostéopathe intervient non seulement au niveau du crâne mais aussi du sacrum, de la colonne vertébrale et à la périphérie de celle-ci. Il exerce de légères pressions rythmiques pour restaurer les fonctions lésées.

- Un peu d’histoire

Les manipulations remontent à l’antiquité. Egyptiens et Grecs, entre autres, les pratiquaient, les médecins chinois et indiens également. Au moyen âge, elles sont abandonnées aux barbiers et aux « rebouteux ».

L’ostéopathie naît véritablement aux Etats-Unis avec docteur Andrew Taylor Still (1828-1917). Still conçoit le corps humain comme un ensemble dynamique associant le corps proprement dit (« carcasse ») et ses émotions. Il comprend que l’on peut toucher l’un à travers l’autre et inversement. Il élabore une approche qui lui permet de coopérer avec les processus de guérison, de les renforcer.
C’est ainsi qu’il propose en 1874 les bases de l’ostéopathie. Ce nom, plutôt impropre, vient du grec ostéo, « os » et pathos, « souffrance ».

L’ostéopathie crânienne est fondée au début du XXe siècle par William Gardner Sutherland (1873-1954). Elle prétend que les os du crâne, bien que soudés, auraient une mobilité infime. Celle-ci serait suffisante pour provoquer des troubles des troubles en cas de « blocage ».

Après la seconde guerre mondiale, l’ostéopathie parvient en Europe et se développe sur le vieux continent.



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