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07-02-2012 16:28

Homéopathie


Qui ne connaît pas l’homéopathie ? Avec ses petites granules et ses doses ?
Médecine douce au plein sens du terme, l’homéopathie suscite en France un réel engouement auprès des familles. La façon dont elle considère chacun dans ses aspects tant physiques que psychiques, avec des traitements personnalisés, n’y est sans doute pas étrangère.
Alors l’homéopathie qu’est ce que c’est ? C’est une thérapeutique qui traite les maladies par les semblables : consiste à donner au malade à très faible dose la substance qui, administrée à fortes doses chez l’homme sain, provoquerait des troubles semblables à ceux observés.

- Principes de base

L’homéopathie est une médecine globale, qui entend soigner l’individu dans son ensemble.
Trois grands principes la régissent : la similitude, la globalité, et l’individualisation.
La loi de similitude est la base de l’homéopathie : toute substance susceptible de provoquer chez un individu sain une série de symptômes est capable de guérir un malade présentant les mêmes symptômes.
A la différence de la médecine classique qui tend à « fragmenter » le patient en organes malades, l’homéopathie s’intéresse à l’individu dans sa globalité, c’est-à-dire sous ses aspects physiques, psychiques et spirituels.
Les homéopathes appellent « principe de globalité » le fait de prendre en compte tous les symptômes ressentis par le malade, qu’ils soient psychologiques, généraux (sensations de faiblesse par exemple) ou locaux (urinaires, digestifs…). C’est en considérant tous ces éléments que le médecin prescrira tel ou tel remède.
En homeopahie, il n’existe pas de « recette ». Il n’y a pas un traitement type de l’asthme, de l’eczéma, de la migraine… Le médecin doit sélectionner un traitement parmi plusieurs possibilités ; il n’y a qu’un seul traitement valable pour une personne donnée, celui qui recouvre le mieux l’ensemble des symptômes qu’elle présente. C’est le principe d’individualisation (Un remède pour chaque personne).

- Un peu d’histoire

C’est un médecin Allemand, Christian Friedrich Samuel Hahnemann (1755-1843), qui est le fondateur de l’homéopathie. Mais le Grec Hippocrate (IVe siècle av. J.-C.) mentionne déjà un traitement par les semblables : « Autre procédé : la maladie est produite des semblables ; et par les semblables que l’ont fait prendre, le patient revient de la maladie à la santé. Ainsi, […] la fièvre est supprimée par ce qui la produit, et produite par ce qui la supprime ». Il est très probable que Hahnemann connaissait ces écrits et s’en soit inspiré.
En 1790 alors qu’il traduit « la Matière médicale » de l’Ecossais William Cullen, lequel attribuait des propriétés antipyrétiques (contre la fièvre) à l’écorce de quinquina, médicament prescrit à l’époque aux personnes souffrant « de fièvres intermittentes », Hahnemann a l’idée d’expérimenter sur lui-même, bien qu’il soit en parfaite santé, les effets de cette substance. Il constate qu’elle entraîne des troubles identiques à ceux pour lesquels elle était habituellement prescrite. « L’écorce péruvienne, qui est utilisée comme remède contre la fièvre intermittente, agit parce qu’elle peut produire des symptômes similaires à ceux la fièvre intermittente chez l’homme sain ».

La loi de similitude : par la suite, d’autres essais auxquels il consacre de nombreuses années l’amènent à considérer qu’une personne malade sera soulagée par de petites doses de la substance qui, à haute dose, provoquerait des symptômes semblables à ceux de la maladie en cause. Ainsi, un certain type de mal de tête ne pourra être soulagé que par une substance (le « remède similaire ») produisant chez un sujet sain un mal de tête de même type.

Au fil du temps et de ses expériences, il constate que plus un remède est dilué, plus il agit, et que de surcroît, il peut selon la dilution répondre à des usages différents.
C’est ainsi qu’il essaie avec succès des doses de plus en plus ténues, que l’on qualifie aujourd’hui « d’infinitésimale ».

Dès le début du XIXe siècle, les théories d’Hahnemann connaissent une large diffusion dans le monde entier grâce à ses élèves et disciples, principalement allemands. A partir de 1817 L’homéopathie se propage en Autriche et en Hongrie (1819), puis aux États-Unis (1824), au Brésil (1840)… Elle s’implante en France et en Suisse vers 1830, non sans susciter passions et controverses.

Aujourd’hui l’homéopathie en France n’est pas reconnue comme une spécialité mais comme un exercice particulier de la médecine. A ce titre, les consultations effectuées par un médecin homéopathe sont remboursées par la sécurité sociale ainsi que les remèdes homéopathiques disponibles en pharmacie.



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